La chatterie de Chaungtha

   

       L’élevage de chat sacré de Birmanie        

Devenir éleveur semble de plus en plus séduisant pour bien des propriétaires de chats, mais l'élevage est nettement plus difficile qu'il n'y paraît. Tout d'abord, il faut exclure toute idée de profit. L’éleveur ne s’enrichit pas, il couvre avec difficulté ses frais, vétérinaire, vaccins, saillies extérieures, les frais d’engagement aux expositions etc…. avec la vente des chatons

Il demande un dévouement indéfectible, un investissement considérable en temps et en argent, une certaine force pour prendre des décisions déchirantes et pour bien supporter les échecs.

Pour être éleveur, il faut une grande affection pour la race. La réussite de l'élevage demande une détermination d'objectifs quantifiables. En effet, le but de l'éleveur de chats de race est la recherche de la perfection, tant physique, par rapport aux standards, qu'au niveau de la couleur et de la santé.

Un bon éleveur doit aussi chercher à produire un chat qui sera un bon compagnon pour une vie harmonieuse avec son maître.

Pour démarrer un élevage de chats sacré de Birmanie

Il faut tout d'abord :

&             S'inscrire dans un club de la fédération féline helvétique...  

&             Avoir un affixe.

&             Obtenir un diplôme d’étude de l’élevage (le CETAC).       

&       Se déclarer au près de la Direction Départementale des Services Vétérinaire et obtenir un agrément d’autorisation par la préfecture qui s’appel un certificat de capacité.

&             Acquérir plusieurs femelles de catégorie d’élevage ou d’expo.

&             Acquérir un très beau mâle d’expo.

&         Avant d’avoir des chatons, vos chats doivent faire des expositions afin d’obtenir des titres pour confirmer leur beauté et qu’ils correspondent au standard.

Pour moi on ne peut naturellement pas se satisfaire d’un CAC ou CACIB pour nos chats reproducteurs et se dire éleveurs de chats sacré de Birmanie. Nos chats doivent êtres d’une qualité supérieure pour représenter la race.

 

Il est important pour un éleveur de calculer le coefficient de consanguinité

Le coefficient de consanguinité est une évaluation du pourcentage de loci qui sont homozygotes en raison des relations de parenté de leurs ascendants. En d'autres termes, c'est le pourcentage de probabilités qu'un locus soit homozygote en raison du degré de parenté des ascendants. 100% signifierait que l'animal est homozygote pour chaque locus. Ce qui revient à dire que pour chaque gène que l'animal a hérité de sa mère, un gène identique a aussi été hérité de son père. Un coefficient de consanguinité élevé apparaît lorsque le père et la mère sont des proches parents. Un coefficient de consanguinité de 0% signifierait qu'aucun locus n'est homozygote du fait qu'il n'y a aucun lien de parenté entre les ascendants. Si le coefficient de consanguinité est de 0%, cela signifie que les parents de l'animal n'ont aucun lien de parenté.

Quelques exemples de consanguinité :

  • Quand un(e) chat(te) est accouplé(e) à sa sœur/son frère : 25 %
  • Quand un(e) chat(te) est accouplé(e) à son père/sa mère : 25 %
  • Quand un(e) chat(te) est accouplé(e) à son demi-frère/ sa demi-sœur : 12.5 %
  • Quand un(e) chat(te) est accouplé(e) à un grand-parent : 12.5 %
  • Quand un(e) chat(te) est accouplé(e) à un cousin : 6,25 %

Si nous connaissions les ancêtres d'un animal sur des milliers d'années, tous les animaux de cet immense pedigree seraient un peu apparentés et le coefficient de consanguinité d'un animal ne pourrait jamais être de 0%. Si ce même animal était comparé à un animal dont les ancêtres sont connus uniquement sur quelques générations, il semblerait beaucoup moins consanguin. Mais bien entendu, cela ne reflète pas forcément la réalité. Quand nous voulons comparer des pedigrees, nous devrions toujours tenir compte du nombre de générations à partir duquel nous calculons le coefficient de consanguinité.

 

En élevage, quel coefficient maximal de consanguinité devrions-nous accepter ?

Selon les chercheurs en génétique des populations, le coefficient moyen de tous les mariages que nous faisons dans une race donnée ne devrait pas augmenter de plus de 0.25 - 0.50% par génération. Si l'augmentation était plus élevée, la population pourrait rencontrer des problèmes de santé dus à la consanguinité. Cela peut prendre plusieurs générations avant que les problèmes deviennent visibles, mais quand ils sont identifiés, ils sont difficiles à éradiquer à l'échelle de la race.

En regardant les mariages individuellement, aucun mariage ne devrait être plus proche que le mariage de deux cousins germains. Ceci afin d'éviter des problèmes directs sur la portée concernée.